🔧 Comment trouver un stage d’ingénieur à l’international ?

Faire un stage à l’étranger quand on est en école d’ingénieur, c’est souvent un passage obligé… mais aussi un sacré défi quand on n’a aucun contact dans le pays visé. Pas de réseau, pas de piston, pas de cousin qui bosse chez Airbus à Singapour ? Ce n’est pas un frein, c’est juste une autre route.

Dans cet article, on va te guider pas à pas pour trouver un stage d’ingénieur à l’international, même en partant de zéro. Objectif : transformer le stress en stratégie, et poser tes premières briques vers une expérience qui peut vraiment changer ta vie pro.

📍 Identifier tes objectifs pro et techniques

🕳️ Ingénierie, oui, mais dans quel secteur ?

Avant même de chercher un pays, une entreprise ou un poste, commence par te demander :
Quel type d’ingénieur tu veux devenir ?

Les grands domaines comme le génie civil, le génie logiciel, l’électrotechnique, l’industrie, les énergies renouvelables ou encore l’ingénierie environnementale n’impliquent pas du tout les mêmes structures à cibler.

Un stage en développement logiciel dans une start-up à Bangalore, ce n’est pas la même expérience qu’un stage en dimensionnement structurel dans un bureau d’études à Montréal ou sur un projet d’énergie solaire au Sri Lanka.

Plus tu affines ton domaine, plus tu gagnes en pertinence et en crédibilité.

🧪 Quelles compétences tu veux développer ?

Pose-toi aussi cette question : quelles compétences te manquent aujourd’hui ?

  • Compétences techniques : maîtrise d’un logiciel (AutoCAD, SolidWorks, Matlab, Python, Java…), calcul de structures, réseaux, cybersécurité, data…
  • Compétences humaines : travail en équipe multiculturelle, gestion de projet, communication, anglais technique
  • Compétences terrain : compréhension d’un chantier, d’une usine, d’un environnement contraint


Lister ça te permet de cibler des stages vraiment utiles pour toi (et pas juste “stylés” sur le CV).

🌍 Cibler les pays adaptés à ton profil

📝 Les bons critères pour choisir ton pays

Tous les pays ne se valent pas pour un stage ingénieur à l’international. Tu peux regarder :

  • La langue : anglais courant ? pays francophone ? besoin d’une autre langue ?
  • Le niveau technologique : pays très industrialisé, pays en développement, contexte d’innovation frugale…
  • La facilité de visa : certains pays sont beaucoup plus simples administrativement pour les étudiants étrangers
  • Le coût de la vie : indispensable à prendre en compte si tu es peu ou pas rémunéré
  • La culture managériale : pays très cadré, très autonome, très hiérarchique, très horizontal…


Tu n’es pas obligé·e de viser “le pays parfait”. Tu peux viser le meilleur compromis entre expérience pro, apprentissage culturel et faisabilité concrète.

 

🌐 Quelques exemples de destinations attractives

  • Sri Lanka : idéal pour des projets concrets, terrain, souvent liés au génie civil, aux énergies renouvelables locales, au développement logiciel ou à l’ingénierie d’impact dans un contexte de pays en développement.
  • Canada : très bonne culture tech, encadrement pédagogique solide, environnement international.
  • Pays-Bas / Scandinavie : anglais courant, forte culture d’innovation et de durabilité.
  • Allemagne : industrie de pointe, mécanique, automobile, ferroviaire, énergie.


L’idée n’est pas de cocher une “destination prestige”, mais de trouver l’endroit où tu vas vraiment apprendre quelque chose.

🛠 Construire ta candidature

📄 CV et lettre de motivation : version internationale

Un recruteur étranger ne lit pas un CV comme un recruteur français. Pour être clair, lisible et pro :

  • Fais ton CV en anglais (ou dans la langue du pays si tu maîtrises vraiment).
  • Mets en avant des projets concrets : projets d’école, perso, associatifs.
  • Précise les technos et logiciels utilisés, et si possible les résultats (gain de temps, réduction d’erreur, etc.).
  • Ajoute une section “Skills” claire : langages, outils, méthodologies (Scrum, Agile…).
  • Dans la lettre de motivation :
    • Reste court (10–15 lignes max)
    • Sois ciblé : pourquoi ce pays, ce secteur, ce type de structure
    • Montre ta motivation pour l’international : adaptabilité, curiosité, envie de découvrir d’autres façons de travailler

Ton profil n’est pas seulement technique : tu montres aussi ta capacité à t’adapter à un nouvel environnement.

✍️ LinkedIn, GitHub, portfolio : tes meilleurs alliés

Quand tu n’as pas de réseau, tu peux quand même être visible :

  • Un profil LinkedIn en anglais, complet, avec photo pro, résumé clair et quelques projets mis en avant.
  • Un GitHub propre si tu touches au code (même des projets scolaires bien documentés, c’est mieux que rien).
  • Un mini-portfolio (PDF ou site perso) si tu bosses sur des choses visuelles ou présentables : plans, modèles 3D, dashboards, maquettes…

Tu montres ainsi que tu es déjà dans une démarche proactive, même sans expérience longue.

🔎 Où chercher concrètement ?

🔗 Plateformes utiles

Tu peux commencer par les plateformes généralistes et spécialisées qui recensent des stages à l’étranger :

  • ErasmusIntern
  • StudentJob
  • LinkedIn
  • Glassdoor
  • GoAbroad (rubrique “Internships”)


Ces sites te permettent de repérer des offres de stages à l’international, de filtrer par pays et par domaine, et d’avoir un premier aperçu du marché.

🎓 Alternatives malines

En parallèle, pense à des options plus ciblées :

  • Des organismes spécialisés dans les stages à l’international (comme Volunteer Horizon pour des stages terrain, encadrés, au Sri Lanka par exemple)
  • Des ONG techniques (énergies, eau, environnement, IT solidaire…)
  • Les services relations internationales et réseaux alumni de ton école
  • Les junior entreprises, associations et clubs techniques qui ont parfois des partenariats à l’étranger


Ce sont souvent ces circuits “moins évidents” qui mènent à des expériences fortes et très valorisables.

💡 Bonus : ose la candidature spontanée bien ciblée

📢 Comment contacter une entreprise à l’étranger ?

Tu peux tout à fait écrire à une entreprise à l’étranger, même sans annonce de stage publiée. L’important, c’est de ne pas envoyer un mail générique.

  1. Cible une entreprise liée à ton domaine : bureau d’études, start-up, entreprise industrielle, ONG technique…
  2. Repère un contact : ingénieur, responsable d’équipe, RH, fondateur…
  3. Envoie un message court, clair, personnalisé


L’idée : montrer que tu sais à qui tu t’adresses et pourquoi.

🌟 Tu n’as pas de contact ? Sois ta propre opportunité

On ne va pas se mentir : avoir un réseau aide. Mais ne pas en avoir n’est pas une raison pour renoncer à un stage d’ingénieur à l’international.

Ton “réseau”, tu peux le créer à partir de presque rien :

  • un profil LinkedIn vivant
  • quelques messages bien ciblés
  • des candidatures spontanées intelligentes
  • une participation à des événements en ligne, forums, conférences
  • des projets publiés (GitHub, portfolio, concours, hackathons…)


Ton futur stage ne viendra sûrement pas d’un coup de chance magique, mais de 10, 20, 30 petites actions alignées : un CV bien fait, quelques mails envoyés, des relances, des essais, des refus… puis un “oui”.

Et ce “oui”, parfois, vient d’une entreprise ou d’un projet que tu n’aurais jamais osé viser au départ.

Tu n’as peut-être aucun contact aujourd’hui.
Mais tu as quelque chose de plus important : la possibilité de devenir la personne qui va frapper à la porte. Et c’est souvent ça qui démarre une carrière différente.

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